La sécurité, c’est quand il y a plein d’adultes !

Lisez l’article sur « la sécurité en colonie de vacances ». (cf. Côte d’Armor la colonie de vacances passée au crible) : y est présenté un malheureux directeur qui reçoit au sein de son centre une inspection des services de la DDJS…

Les inspecteurs passent au crible les centres de vacances en 2015

Lors des inspections, les fonctionnaires de la DDJS font correctement leur travail et sont rigoureux quant aux éléments d’inspection : ils vérifient les documents obligatoires (documents relatifs à l’accueil, déclaration d’hébergement, assurance, déclaration du séjour, documents relatifs aux mineurs, les fiches sanitaires et les ordonnances, les documents relatifs aux adultes, certificats médicaux, diplômes …). Ensuite, ils jettent facilement un coup d’œil dans les lieux de vie et constate (ou non) la propreté et le respect des règles d’hygiène (température à relever dans le frigo, propreté des sanitaires, absences d’éléments dangereux …)

Contrairement à d’autres corps de métier, les inspections sont normalement « surprises », et, il est impossible de s’y préparer sauf à demander de se faire inspecter directement en ligne. De mémoire, je ne l’ai fait qu’une seule fois en tant qu’animateur pour dénoncer les abus de l’organisateur.

Si effectivement, ces inspections sont nécessaires et utiles pour s’assurer qu’il n’y ait pas de débordement, il nous semble important de préciser qu’elles ne sont pas suffisantes et ne garantissent pas l’extrême qualité des séjours de vacances dans lequel votre enfant va être accueilli.

Le taux d’encadrement : critère fondamental de sécurité.

Pour ne pas mentir, il est assez facile pour une structure d’automatiser la gestion des documents obligatoires tout en stagnant sur le taux d’encadrement légal d’un animateur pour 12.

Crédits : Irvine

Je pense que cette situation peut présenter des dangers.

Surtout, ne jetons pas la pierre sur ces animateurs, venus pour 2 ou 3 semaines donner de leur temps ! S’ils sont débordés, constamment sollicités, voire fatigués, je ne crois pas qu’il faille les en blâmer. Pourquoi ne pas regarder du côté de l’organisateur, vous, parents, avez tout à fait la possibilité de vous saisir de cette question.

Pour l’exemple, j’ai animé une colo, il y a 3-4 ans, où nous étions 1 adulte pour 12 enfants, avec la gestion d’un cheval, en itinérant et une partie des enfants à vélo … Je peux vous assurer que s’organiser pour se reposer relevait du défi, idem pour les temps plus individuels avec les enfants : inévitablement nous sommes passés à côté de quelque chose. En parallèle, sur un mois de séjour, pas un appel de l’organisateur…

A mon sens, si on augmente le taux d’encadrement, on élimine 99% des risques. Pour preuve, quand on est 6 adulte pour 24 enfants, il y a des adultes partout sans forcément construire une organisation très formalisée. Nous faisons preuve de vigilance naturellement et c’est cela qui assure la sécurité. Je ne dis pas que sur les séjours écoresponsables et citoyens tout est parfait, loin de là, mais quand une situation délicate se présente, un adulte réagit dans la seconde ce qui assure une maîtrise des évènements !

Pour les repas « maison », c’est pareil !

Dans le même registre, il y a la sécurité alimentaire. Vous connaissez certainement les mythiques règles HACCP « imbuvables », parfois illogiques et souvent contraire au « bon sens ». Évidemment, sur les séjours écoresponsables et citoyens, nous nous y contraignons. Toutefois, je crois qu’une maîtrise de nos achats, des repas faits sur place sans qu’ils passent par la chaîne de l’agro-alimentaire, c’est cela qui garantit au moins d’éviter : la vache folle, les lasagnes au cheval, les poulets à la dioxine, les courgettes espagnoles infectées par une bactérie

Nous avons contractualisé avec les maraîchers, les fermiers autours de la Forest Skole ; ainsi, nous participons également à la vitalité de l’économie locale !

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